7h c’est trop tôt…
pourtant ça a tout changé pour moi !
Hello hello par ici ! Comment ça va vous ?
Cette semaine, j’avais envie de vous parler d’une habitude qui a tout fait basculer pour moi.
Une habitude toute simple mais que beaucoup trouvent un peu trop ..matinale : bouger à 7h du matin.
Et cette idée de newsletter m’est venue suite au cours de Pilates organisé à la maison dimanche dernier, au soleil, avec un petit groupe de femmes que je connais bien. Et pour cause : elles viennent régulièrement à mes escapades Pilates, certaines depuis 7 ans…
Mais une chose m’intrigue.
Ces mêmes femmes ont souvent du mal à se motiver pour les cours en live à 7h du matin sur mon studio en ligne. Pas toutes, bien sûr. Mais certaines me disent que depuis qu’elles ont goûté aux cours en présentiel — notamment pendant ces escapades — elles ont plus de mal à retrouver la motivation derrière un écran si tôt le matin, en LIVE avec moi… et alors ne parlons même pas des replays.
J’avoue que ça m’interpelle toujours un peu. Parce que moi, je ne pourrai plus faire sans. Puis c’est tellement bon de se réveiller en mouvement :) parfois en dansant 🪩
Alors en ce mois de mars — où, comme les fleurs, la motivation renaît avec le printemps qui approche — je me suis dit que c’était l’occasion parfaite pour raconter ce que cette mise en mouvement matinale avait changé pour moi.
Mais juste avant : petite parenthèse. Si vous n’avez jamais été abonnée à mes cours, ou si vous avez eu l’outrecuidance (oui oui je vous vois 😅) de ne jamais acheter un seul replay, mais que vous avez quand même envie d’essayer… restez bien jusqu’à la fin de cette newsletter : j’ai une petite annonce à vous faire.
Bon. Cette fois, vous êtes ready ? Bienvenue dans l’édition #60 de Ludi par écrit. C’est parti baby !
« 7h, c’est trop tôt »
Je sais.
Pour certaines, c’est le coup de feu du matin : déjà dans la voiture, dans le métro, ou en train de gérer la petite famille, le chat, le chien, le linge ou mille autres choses.
Et pourtant.
Quand j’ai commencé à partager mes cours pendant le confinement, il y a six ans jour pour jour, ils avaient lieu à 8h. Et on me disait déjà que c’était trop tôt…
Vous l’avez compris : si je les faisais le soir, ça n’irait pas non plus. Parce qu’au fond, la vérité est simple : quoi qu’on fasse, on ne pourra jamais contenter tout le monde. Et ça tombe bien, parce que ce n’est pas le but ici.
J’explique simplement pourquoi cette pratique matinale m’a vraiment reconnecté à mon corps, à une période où j’étais en lutte absolue contre lui. À revenir l’habiter alors que j’étais complètement coupée de lui, comme une poule sans tête en train de courir dans toutes les directions… mais jamais dans la bonne.
Le matin, le corps écoute mieux
Pour être claire : je ne suis pas en train de dire que si vous ne bougez pas le matin, votre journée est foutue. Ou que vous êtes une feignasse.
Bouger à n’importe quel moment de la journée, c’est ça qui compte le plus. Être en mouvement le plus régulièrement possible pour “vieillir” en santé, physique et mentale : c’est ça votre goal.
On ne va quand même pas transformer ça en une nouvelle injonction du type :
« Si tu ne bouges pas le matin, c’est que t’as raté ta vie. »
Non merci.
Mais ce que je partage avec vous ici, c’est mon expérience. L’énergie que ça change dans une journée. Sa confiance. Son regard sur soi…
Et pour moi, c’est clairement le matin que ça se passe. Ca m’ancre direct. Tout le reste du monde peut tanguer, moi je suis amarée. C’est du solide.
Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt (mais pas trop)
Cette phrase, je l’ai entendue toute mon enfance. C’était mon père, grand lève-tôt.
Évidemment, j’ai hérité de ça. Ce qui facilite mon propos ici, parce que “être du matin” n’est pas un effort colossal pour moi. C’est naturel.
Bon… il ne faut pas non plus pousser.
Pendant ma formation en Kundalini yoga, j’ai essayé les réveils à 4h30 pour débuter les pratiques à 5h. Et là, clairement, ça ne fonctionnait plus. Impossible de me coucher suffisamment tôt pour compenser ce déficit de sommeil. Quatre heures de dodo par nuit, ça ne tient pas longtemps.
En revanche, être à 7h sur mon tapis, ça change complètement la dynamique de ma journée.
Pourquoi ?
Les ondes cérébrales le matin
Quand on se réveille, le cerveau ne passe pas instantanément en mode “plein régime”. Il traverse encore une phase intermédiaire où certaines ondes lentes sont présentes.
On distingue généralement :
• Ondes delta : sommeil profond
• Ondes thêta : état entre sommeil et éveil
• Ondes alpha : état calme et détendu mais éveillé
• Ondes bêta : état d’alerte et de concentration
Le matin, pendant plusieurs minutes (parfois plus longtemps selon les personnes), le cerveau est encore partiellement dans des ondes thêta et alpha.
C’est un état particulier :
• le mental est moins envahi par les pensées,
• le corps est plus connecté aux sensations,
• le système nerveux est plus réceptif aux routines.
C’est pour cela que des pratiques comme le Pilates, le yoga ou la méditation s’ancrent si bien le matin. On n’a pas encore toute la journée dans la tête.
Le soir, au contraire, le cerveau est souvent en ondes bêta : stimulation, stress, fatigue cognitive de sa journée. On peut bien sûr se mettre en mouvement mais souvent ça demande de « défaire » toute la journée avant de se reconnecter au corps en profondeur.
Bouger le matin : ailleurs, c’est normal
D’ailleurs, quand on regarde ailleurs dans le monde, on réalise que bouger tôt le matin n’a rien d’excentrique.
Au Japon par exemple, depuis les années 1920, il existe une tradition appelée Radio Taiso. Chaque matin, des exercices de gymnastique sont diffusés à la radio et pratiqués dans les écoles, les entreprises ou parfois même dans les parcs. Des milliers de personnes commencent leur journée en bougeant quelques minutes ensemble.
Dans plusieurs pays d’Asie, on voit aussi très tôt le matin des groupes pratiquer le tai-chi ou le qi gong dans les parcs. Des mouvements lents, synchronisés, pour réveiller le corps avant de démarrer la journée.
Tout cela pour dire une chose simple : le mouvement c’est pas seulement une séance de sport. C’est aussi une culture du mouvement dans la vie quotidienne. Une façon d’être “plus présente” à soi.
40 minutes qui changent mon énergie
Avant, les cours duraient 1 heure.
Aujourd’hui, je les ai réduits à 40 minutes. Et les autres matins, je m’entraîne souvent 20 à 30 minutes.
Et, je trouve ça parfait, pour moi.
C’est suffisamment long pour réveiller tout le corps— que ce soit debout, sur le dos, sur les côtés, à quatre pattes, à plat ventre — respirer, masser et huiler les « rouages » (articulations).
Et suffisamment court pour rester compatible avec nos vies bien remplies.
Ces 40 minutes que je propose 3 fois par semaine depuis 6 ans, c’est ce que j’aime faire pour saluer mon corps, le mettre en route, avant le reste du monde. La sensation d’avoir un petit temps d’avance et de ne pas subir mon agenda mais le reprendre en main.
Les bénéfices de mon rituel matinal
Plus qu’une routine, ce moment matinal avec moi est un rituel. Il est sacré car il a beaucoup de sens pour moi.
Evidemment il y a tous ses bénéfices que je vous liste ici 👇 mais le number 1 est celui d’inaugurer la journée en exprimant ma gratitude. En remerciant la vie. Ici un mantra que j’écoute tous les matins, les mains sur la poitrine, la tête inclinée vers l’avant :
« There is only love »
C’est une façon de laisser tomber cette exigence de perfection, de rigidité et d’optimisation envers soi-même …. “la meilleure version” vous savez ? Allez oust ! Je suis déjà la meilleure version de moi, alors lâchez moi la grappe !
Ces bénéfices c’est quoi concrètement ?
1. Réveiller le corps et le cerveau
Le mouvement active la circulation, oxygène le cerveau et les muscles. Et la clarté mentale derrière pour démarrer la journée est incomparable.
2. Relancer la circulation
Le tapping et les auto-massages que l’on fait en cours stimulent les tissus et le système lymphatique. Résultat : un corps qui se réveille plus vite et une sensation de légèreté ensuite
3. Booster l’énergie
Bouger le matin stimule le système nerveux et donne une vraie impulsion à la journée.
4. Créer un moment pour soi
Commencer la journée dans son corps change la posture mentale : on ne subit plus sa journée, on l’a déjà prise en main. Et ça se voit sur sa verticalité : on est comme redressée
5. Miser sur la régularité
Pas besoin d’en faire énormément. Ce qui transforme vraiment le corps, ce n’est pas l’exploit ponctuel… c’est la répétition. 5 mns tous les jours, mieux que 20mns deux fois par semaine
J’ajouterais aussi un petit bonus : ça évite de commencer la journée tête plongée dans son téléphone.
On ne scrolle pas.
On ne regarde pas ses mails.
On est encore dans cet état particulier du matin, entre veille et rêve, où le cerveau est plus calme, plus disponible.
Et si en plus on peut regarder la lumière du jour, le ciel, sentir que la journée commence… alors là, c’est le jackpot pour synchroniser notre rythme circadien avec la lumière naturelle.
La confiance, ça se construit comme ça
Je vous en parlais dans Ludi par écrit #59. Et c’est-ce qui s’est exactement passé pour moi.
Je foirais tous mes tentatives de régimes - plus je me restreignais, plus je prenais du poids - et j’avais une confiance en moi proche des -10 000 m sous les océans. Quand j’ai rajouté mes crises de boulimie par dessus, là j’avais définitivement dissocié mon corps et ma tête. Je n’étais plus qu’une poubelle.
Trouver refuge dans le Pilates m’a permis de regagner des points de confiance, lentement mais sûrement.
« Chaque fois que je fais ce que j’ai dit que je ferai, j’augmente la confiance que j’ai en moi. »
Venir sur son tapis le matin, même quand on n’a pas toujours l’envie, c’est exactement ça : une petite preuve que l’on se donne à soi-même. Qu’on est là pour soi. Qu’on est un peu plus “présente” à soi.
Cet extrait de “Luis Ansa, la voie du sentir” c’est exactement ça :
“Vous avez le choix : soit vous êtes dans le “un peu plus” en étant présent, soit vous restez dans le “un peu moins” c’est à dire que vous avez deux bras, deux jambes, quelques désirs, des pulsions sexuelles, vous mangez, vous dormez et c’est tout. C’est la raison pour laquelle je vous demande quel est le sens de tout cela..”
Et ça change beaucoup plus de choses qu’on ne le pense.
Au-delà de la confiance, il faut aussi garder en tête que le langage du corps est très puissant.
On sait que la communication est majoritairement non verbale (environ 93%). Notre posture, notre manière d’entrer dans une pièce, notre énergie… tout cela parle avant même que l’on ouvre la bouche.
Ca part de là.
Pourquoi je ne changerai pas ces cours à 7h
Je ne cherche pas à convaincre tout le monde.
Mais je vous explique pourquoi je ne changerai pas cet horaire.
Déjà parce que c’est mon mode de fonctionnement depuis des années et qu’il m’a sauvé… Et c’est celui que je vous propose de partager avec moi. Car ce rituel c’est moi. Je ne peux plus fonctionner sans.
Evidemment que je pourrais très bien faire comme beaucoup de professeurs : enregistrer des vidéos à l’avance et créer une grande bibliothèque, un peu comme un catalogue Netflix du Pilates.
Mais ce n’est pas ce que je cherche.
Ce qui m’intéresse, c’est le lien entre nous. Même derrière un écran.
Savoir que vous êtes là, que l’on se retrouve trois fois par semaine, à la même heure.
Quand je suis en escapade ou en déplacement, bien sûr j’enregistre. Mais la grande majorité du temps, tout se passe en live.
Et ça, pour moi, ça fait toute la différence.
Pilates Apéro : notre rdv en présentiel le 19 mars
Petit rappel pour les Parisiennes : nous avons rdv jeudi 19 mars de 19h à 21h30 pour un Pilates Apéro Shake (ça va groover & pulser) avec la merveilleuse marque de vêtement bien-être à porter qui m’accompagne, Elastique Athletics.
L’occasion de rencontrer Emeline, la créatrice française installée aux Etats-Unis, de passage à Paris pour lui poser toutes vos questions. Et surtout pour découvrir et essayer leurs tops, bodys et leggings conçus pour drainer, masser et faire du bien à tout votre corps. Gardez également en tête le code LUDI20 que j’ai pour vous (affiliation)
Voilà c’est fini !
On se retrouve dimanche 15 mars en LIVE sur le tapis.
Exceptionnellement, le cours sera à 19h ce jour là… Je crois que vous savez tout. Allez, je vous souhaite une bonne journée. Prenez soin de vous.
Le bisou
Ludi





Alors mon réveil sonne à 6h30. Pour quitter mon domicile 45 min plus tard et faire 35 min de trajet...
Alors 7h c'est pas trop tôt c'est impossible 😅
Malheureusement, je ne peux pas suivre votre cours car je quitte la maison à 7h! Je pratique chaque jour 10 km de vélo en intérieur, soit 30 mn quotidiennement dès 6h 😀 et vous avez raison, le matin c'est le meilleur moment. Merci pour votre belle énergie, au plaisir de pouvoir vous rencontrer peut-être prochainement à l'occasion d'une escapade. Bien à vous, Virginie